De Goma à Ouesso, chronique d'un engagement qui a pédalé plus vite que la mort.
GOMA, RDC - Il n'avait qu'un vélo et une conviction : Pedal for Peace - Pédaler pour la paix. C'est avec ce mantra que Miguel Masaïsaï a quitté Goma, à l'Est de la République Démocratique du Congo, pour un périple continental qui devait le mener jusqu'à Rabat, au Maroc. Il voulait porter par-delà les frontières un message que les armes refusent d'entendre : la paix est possible dans l'Est de la RDC.
Après plus de 7 325 kilomètres parcourus, selon Radio Okapi, son aventure s'est brutalement interrompue à Ouesso, en République du Congo.
De la ville meurtrie à la ligne de l'Équateur
Son projet n'était pas une simple performance sportive. C'était un acte artistique et militant. Partir de Goma, ville-symbole de la résilience congolaise, pour traverser l'Afrique à vélo, c'était transformer chaque coup de pédale en plaidoyer.
Des milliers de kilomètres de routes, de nuits à même le sol, de fatigue et de rencontres. Il y a quelques jours, il franchissait la ligne de l'Équateur, arrivant à Makoua. L'espoir était intact. Rabat était encore loin, mais chaque kilomètre était une victoire sur l'indifférence.
Ouesso a été son dernier arrêt.
Plus qu'un cycliste, un artiste de la paix
Pour la World’s Artists Organisation and Humanitarian (WAOH-DRC), l'engagement de Miguel dépasse le cadre du cyclisme. C'était un artiste à sa manière. Un artiste qui a utilisé son corps et son vélo comme médium pour sculpter un message de paix.
Derrière ces 7 325 kilomètres, il n'y a pas un compteur, il y a une vie d'engagement. Il y a un Congolais qui a osé dire que l'amour de la patrie peut se manifester autrement que par les armes.
Goma était son point de départ. Rabat devait être son point d'arrivée. Ouesso restera le lieu où son courage a été stoppé, mais jamais effacé.
Son vélo s'est arrêté, pas son message
Miguel pensait que son sacrifice, si sacrifice il devait y avoir, aurait le pouvoir d'arrêter les armes. Force est de constater, avec amertume, que même après sa disparition, ses sœurs et frères de l'Est de la RDC pour qui il a roulé, pour qui il a rêvé, vivent encore sous le fracas des mortiers et le sifflement des drones.
Aujourd'hui, la WAOH-DRC s'incline devant sa mémoire.
Son vélo s'est arrêté au kilomètre 7325. À nous, artistes, humanitaires et citoyens, de prendre le relais pour que son message, lui, parcoure les kilomètres qui restent jusqu'à la paix.
#Par la Cellule de Communication
WAOH-DRC - World’s Artists Organisation and Humanitarian
Goma, le 19 septembre 2026
#WAOH-DRC présente ses condoléances les plus attristées à la famille de Miguel Masaïsaï et à toute la communauté des défenseurs de la paix. Nous demandons que son parcours soit honoré comme un acte majeur de plaidoyer citoyen.























